Qui suis-je ?

Barbara WILLEMS
Soins, rituels, chant du corps, rythme et méditation
Guérir par le vivant

La foi est un oiseau qui sent la lumière et qui chante quand le jour n’est pas encore levé.
Rabindranàth Tagore
Ce qui m’anime dans mes pratiques, c’est l’organique, la respiration, le rapport à l’espace directement lié à la Nature, la force de l’invisible et la puissance du cœur comme pouvoir de guérison. Ce qui me nourrit c’est le rapport aux enseignants et maitres que j’ai rencontré, la générosité de leurs partages et leurs exemples inspirants.
Enfant déjà, le sacré, le côté mystique de la vie me fascinait.
Je cherchais toute pratique qui puisse m’offrir l’expérience d’être ‘reliée’. Aujourd’hui encore c’est ce qui me rend vivante, en harmonie…

Après des études en Communications Sociales (1998 – IHECS) et quelques années de travail en asbl, je me retrouve en Amazonie pour la ‘Fondation Quentin’. Je travaille plusieurs mois à Libertad (Ucayali, Pérou) notamment en collaboration avec la communauté des femmes du village à la mise sur pied d’un projet au féminin . C’est durant ce séjour que l’on me présente Don Umberto qui me fera découvrir le monde sensible des plantes de la forêt.

De retour d’Amazonie, j’entame en 2002 une formation professionnelle en Massage Harmonisant avec Véronique Santkin. J’y apprends comment toucher et être touchée au propre comme au figuré. Deux ans et demi de formation et de supervisions qui m’ont offert un cadre sérieux en relation d’aide. 15 années d’expérience ont ensuite fait le travail de ce qu’il manquait à l’étudiante que j’étais.

En 2006, c’est Borys Cholewka qui m’entraîne, par le biais du chant sacré, à la rencontre de la méditation et de mon silence intérieur. Durant 6 ans, je suis les enseignements qu’il propose. Et le chant, qui au départ me semblait n’être qu’un outil périphérique est rapidement devenu central et nécessaire à mon équilibre d’abord, à mon travail en tant que thérapeute ensuite.

En 2010, un voyage en République de Tuva (Sibérie) et l’enseignement de Choduraa Tumat éclaire ma route. L’envie d’apprendre le chant de gorge se mue…en chant classique. Au retour, durant 2 ans, je me nourrirai de cours de chant lyrique et de mélodies baroques… Un passage qui aura le mérite de me faire descendre dans le corps, de trouver mes pieds pour mieux habiter mon corps.
La Tuva aura été la terre de la grande respiration, du silence et de la connexion à l’invisible.

2011 sera la rencontre de la pleine conscience qui enrichira ce penchant pour le silence intérieur (Pleine Conscience avec Gwénola Herbette).

En 2013, Sabina Villa change ma relation à la voix, à ma voix. Lors d’un séjour de plusieurs mois au Brésil, Sabina m’enseignera la technique Cuerpo en resonancia’ (le Corps en résonance) : la voix c’est l’énergie, le corps son précieux instrument.
Cette chose incroyable qu’est la voix humaine est le résultat d’un processus énergétique qui implique le corps tout entier. Il est nécessaire de porter une attention spéciale pour préparer ce dernier, pour accueillir ce moment magnifique où la voix sort, témoin de ce qui brille à l’intérieur… Sabina m’a appris à chanter sans forcer. A respecter mes fragilités, à les exploiter pour qu’elles deviennent mes forces.
Le Brésil fut une révélation, sa philosophie de vie et sa musique (notamment la Bossa Nova), un médicament pour mon âme.

En 2014 et 2015, je suis la formation ‘Rythm & Percussion’ donnée par le fondateur de TaKeTiNa, Reinhard Flatischler. Taketina guide les participants dans un processus où différents rythmes sont mis en place. Les mains, Les pieds et la voix s’associent pour former un harmonieux tissu musical et rythmique. Une autre manière de se relier…à l’espace intérieur. Une autre manière de se laisser faire, de sentir, de recevoir. Depuis plusieurs années, j’assiste entre autres Baptiste Vaes et Henning von Vangerow dans ce processus bienveillant.

Fin 2016, c’est un retour aux sources. Je retourne en Amazonie péruvienne où j’entame mon apprentissage chez Winston Tangoa Chujandama au Centre Situlli près de Tarapoto. 3 mois à sentir la terre et ce qui la rend vivante. 3 mois à relier mon corps au rituel et ce qui m’habite de sacré. 3 mois à me remettre en route dans cette direction, mais cette fois, plus riche de ma musique.

Mon chemin passe avant tout par les sens.
Tous ces outils m’ont permis et me permettent aujourd’hui encore de cheminer vers plus de finesse dans mon travail et plus de justesse au service des personnes que j’accompagne.

Mais l’apprentissage ne s’arrête pas là.
C’est le travail d’une vie…